Ronflement : quand faut-il penser à une apnée du sommeil ?
Ronfler n'est pas toujours le signe d'une maladie. Le ronflement peut aussi accompagner une apnée du sommeil (syndrome d'apnées-hypopnées obstructives du sommeil, SAHOS), dont la fréquence augmente avec l'âge : selon l'Inserm, elle concerne 7,9 % des personnes de 20 à 44 ans, 19,7 % des 45-64 ans et 30,5 % des plus de 65 ans. Voici ce qui favorise le ronflement, ce qui aide à ronfler moins, et les signes qui doivent faire penser à une apnée.
Pourquoi ronfle-t-on ?
Pendant le sommeil, les muscles de la gorge se relâchent. Le conduit par lequel passe l'air devient plus mou et l'air y circule plus difficilement : les tissus (voile du palais, luette, base de la langue) vibrent, ce qui produit le ronflement.
Ce qui favorise le ronflement et l'apnée du sommeil
- l'âge ;
- le surpoids, en particulier au niveau du cou ;
- l'alcool le soir et le tabac ;
- certains médicaments, notamment les somnifères ;
- le sommeil sur le dos ;
- un nez bouché (rhume, allergie, déviation de la cloison, polypes) ;
- la forme du visage et de la mâchoire (menton en retrait, amygdales volumineuses).
Ronflement simple ou apnée du sommeil ?
Tous les ronfleurs n'ont pas une apnée du sommeil. Certains signes doivent pourtant la faire rechercher :
- un ronflement fort et irrégulier, entrecoupé de silences ;
- des arrêts de la respiration constatés par l'entourage, suivis d'une reprise bruyante ;
- des réveils avec une sensation d'étouffement ;
- un sommeil non réparateur et une fatigue au réveil ;
- une somnolence dans la journée, des difficultés de concentration, une irritabilité ;
- des maux de tête au réveil.
Le contexte compte aussi : une hypertension artérielle difficile à équilibrer, un diabète, un trouble du rythme cardiaque ou un surpoids rendent ces signes plus significatifs.
Ce qui aide à ronfler moins
- Le poids et l'activité physique : perdre du poids en cas de surpoids et bouger davantage. C'est aussi la première recommandation en cas d'apnée du sommeil.
- L'alcool et le tabac : éviter l'alcool le soir, arrêter de fumer.
- La position : certaines personnes ne ronflent que sur le dos. Dormir sur le côté peut suffire ; des dispositifs (oreillers, ceintures) aident à garder cette position.
- Le nez : traiter une rhinite ou une allergie ; en cas de déviation de la cloison ou de polypes, un avis ORL est utile.
- Les médicaments : parler à son médecin des somnifères et des médicaments qui relâchent les muscles.
- Les dispositifs anti-ronflement (orthèses d'avancée mandibulaire, dilatateurs narinaires) : leur effet dépend de la cause. Mieux vaut un avis médical avant de s'équiper, pour ne pas passer à côté d'une apnée du sommeil.
Quand en parler à son médecin ?
Quand le ronflement s'accompagne de l'un des signes ci-dessus, ou quand l'entourage constate des arrêts de la respiration. Sans attendre en cas de somnolence au volant.
Le questionnaire de Berlin permet d'estimer le risque d'apnée du sommeil ; son résultat est à montrer à votre médecin.
Le diagnostic et le traitement
Le diagnostic repose sur un enregistrement du sommeil. La polygraphie ventilatoire, réalisée à domicile pendant une nuit, enregistre la respiration, l'oxygénation du sang et le ronflement. La polysomnographie, plus complète, est proposée lorsque la polygraphie ne suffit pas.
Si une apnée du sommeil est confirmée, le traitement de référence est la pression positive continue (PPC). L'orthèse d'avancée mandibulaire est une autre option selon les cas, et les mesures d'hygiène de vie restent la base de la prise en charge.
Polygraphie ventilatoire à L'Estaque
À L'Estaque (Marseille 16e), la polygraphie ventilatoire se fait au cabinet du Dr Salles sur ordonnance de votre médecin traitant, ou après une consultation.
2 avenue de la Gare, 13016 Marseille — parking gratuit
Téléphone : 04 88 92 69 31
Cet article est informatif et ne remplace pas une consultation médicale.
Référence
- Inserm, dossier « Apnée du sommeil », mis à jour le 7 mars 2024 — inserm.fr